lundi 12 mai 2008
Mai 2028
- la déduction d'ISF lors de l'investissement au capital de PME
- la commémoration de mai 68
- un exercice de prospective à 20 ans
Je garde le premier sujet pour un prochain post car il y a beaucoup de choses à dire.
Comme tout le monde parle de 68 et de cette vision passéiste de la société, j'ai décidé de prendre le contre pied et de vous parler de mai 2028.
En effet je suis content que 68 ait existé (je suis né en 68 !!) mais j'en ai assez de revenir en arrière, de regarder l'influence de ce que la société française a vécu 40 ans en arrière (autant dire une éternité compte tenu de l'évolution exponentielle de la société...) même si cela a construit le monde de nos parents.
Il faut maintenant se tourner vers l'avenir et le préparer (se préparer ?) !
Comment allons-nous vivre ce début de XXIème siècle ?
Quel monde allons-nous laisser à nos enfants et que pouvons-nous y faire ?
Quels renoncements allons-nous devoir effectuer ?
Comme vous l'avez compris dans mes questions, je pense que ces 20 prochaines années verront un bouleversement radical de nos modes de vie.
Pour apporter un peu de recul au sujet je vous conseille l'écoute de Rue des Entrepreneurs du 26/04:
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/ruedesentrepreneurs/index.php?id=66926
Personnellement je crois que nos modes de vie vont évoluer vers plus de "proximité" et de "saisonnalité".
Une grande proportion de ce que nous exploiterons et produirons le sera en local car les contraintes énergétiques et écologiques seront prioritaires et impacterons très fortement les prix de vente.
A mon sens la taxe écologique (ridicule actuellement) aura un impact majeur (plus besoin de faire de TVA sociale, une TVA écologique la remplacera naturellement !).
Par ailleurs les coûts logistiques deviendront tellement exorbitant qu'il n'y aura pas d'autres alternatives que de consommer "local" et "en saison".
Fini donc les brins de muguet de Nantes cultivés à grand renfort d'énergie, les tulipes de Hollande, les kiwis de Nouvelle Zélande, les bois tropicaux importés, les productions des antipodes au bas coût de main d'oeuvre...
Fini certainement aussi les voyages à l'autre bout du monde pour un jour ou deux, les déplacements inutiles, la voiture pour aller chercher son pain à 1 km, la maison individuelle hors HQE, le déplacement en voiture dans les villes...
Notre rapport à l'espace et au temps en sera certainement modifié.
Nous ne maîtrisons plus les saisons, ce sont à nouveau elles qui nous guident.
Cette vision du monde impliquera à la fois de relocaliser, plus seulement pour des questions de réactivité ou de qualité, et de vivre en "harmonie" avec les saisons en ne prélevant que le nécessaire (là nous pouvons discuter de ce qui est nécessaire et de ce qui est superflu pendant des années !).
Rendez-vous dans 5, 10, 15 et 20 ans pour en parler...
Merci par avance pour vos réactions.
dimanche 18 novembre 2007
Le débroussailleur à disques NG
Les premiers retours terrain sont très très encourageants et l'accueil par les entrepreneurs est vraiment positif.
Il y a toujours bien entendu quelques critiques sur le travail effectué mais comme aucun produit ne fait jamais 100% l'unanimité elles ne m'inquiètent pas outre mesure.

Nous pensions au départ l'utiliser pour le regonflage et l'entretien mais il semble que son utilisation pourra bien être étendue à la préparation avant plantation ou semis.
Je passe énormément de temps avec les entrepreneurs pour recueillir leurs impressions et mettre à jour le book commercial (les photos de matériels "en action" sont très appréciées et valorisent le savoir-faire MDC).
Florian se fait aussi le relais du nouveau matériel et une fois les quelques présentations et tests terminés nous allons passer à la phase Location.
J'ai plusieurs options en cours et quelques locations fermes confirmées. La fin de l'année s'annonce bien !
Mardi nous allons le tester avec un "petit" tracteur de 115 CV.
Cela devrait confirmer le ressenti du précédent essai fait avec un tracteur de 140 CV: ce test nous a laissé pensé que l'outil ne va pas nécessiter une trop forte puissance.
Si cela fonctionne cela ouvrira d'autant le marché potentiel. Je croise donc les doigts pour que cela soit le cas.
De plus comme nous entrons dans l'ère "pétrole aux alentours de 100 $ et donc gasoil cher" ce serait un argument supplémentaire pour le débroussailleur à disques nouvelle génération (mes réflexions me poussent à intégrer ce facteur car il risque d'être de plus en plus d'actualité !).
Cette semaine je reste sinon au bureau, j'ai un peu besoin d'être présent pour avancer sur la partie "Contrôle de gestion". J'ai aussi quelques devis et commandes à finaliser.
Bon courage à tous ceux qui subissent les grèves, je pense notamment à tous les Parisiens.
dimanche 28 octobre 2007
100 ans au service de la forêt
Il y a par contre une chose que je savais il y a quelque mois: hors de question de ne pas célébrer cet évènement !
Aussitôt dit, aussitôt décidé, aussitôt organisé (mais pas aussitôt réalisé vous vous en doutez !).
La manifestation devait valider la transmission officielle de l'entreprise auprès des principaux clients, valoriser l'action de mon cédant après ses 24 ans à la tête de l'entreprise (cette partie a été particulièrement réussie car la fête a réussi à rassembler le milieu forestier ce qui a priori n'était pas une mince affaire) et créer une dynamique commerciale en lançant la nouvelle génération de débroussailleur à disques.
Vendredi 26 octobre, après des mois de préparation, cette fête s'est déroulée telle que prévue et je pense que les participants y ont passé un bon moment. Ouf !
Maintenant il faut gérer l'après avec les retours commerciaux (peut-être ?), les réglages terrain du débroussailleur à disques et le léger retard pris sur le travail courant.
Heureusement que le pont du 1er novembre arrive pour permettre à l'équipe de souffler un peu avant d'attaquer une fin d'année qui s'annonce sur les chapeaux de roues.
Me concernant j'ai quelques chantiers importants:
- le site internet à finaliser
- le réseau de distribution à développer hors Landes et Gironde au travers de partenariats (avec des revendeurs ou des VRP - à voir) ou en ventes directes
- la sylviculture en dehors du modèle économique de la forêt cultivée en Aquitaine (à ce titre je vais avec le cédant en novembre en Bourgogne aux Universités Forestières)
Bref de quoi s'occuper !
A la semaine prochaine pour vous parler du PAP !